vendredi 6 mars 2015

FAIRE FACE A UN PROBLEME DE TRESORERIE

FAIRE FACE A UN PROBLÈME DE TRÉSORERIE

credit photo : photo-libre.fr

Tout entreprise peut un jour ou l'autre, être confrontée à un problème de trésorerie. Pour le résoudre au plus vite, elle doit effectuer un diagnostic précis et identifier l'origine ou les origines des difficultés de trésorerie, et prendre des mesures correctrices.


Il existe deux origines : le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement.

1. Les difficultés dues au fonds de roulement (capitaux permanents moins les immobilisations).
  • L'entreprise a été sous capitalisée à sa création.
  • Le bénéfice sont faibles ou négatifs.
  • Les prélèvements des actionnaires sont trop lourds.
  • L'entreprise autofinance trop ses immobilisations, sans faire appel à l'emprunt.
  • Certains investissements ne sont pas rentables.
2. Les problématiques du besoin en fonds de roulement BFR.
  • Le stock est trop important. Une partie du stock ne tourne pas.
  • L'entreprise a besoin d'un stock supplémentaire pour une opération spéciale.
  • Les délais de paiement accordés par les fournisseurs se réduisent.
  • Le chiffre d'affaires prévisionnel n'est pas atteint car la conjoncture économique s'assombrit, ou parce que les conditions climatiques sont mauvaises...
  • Les clients paient mal.
  • Un client important rompt les relations commerciales ou dépose le bilan.
Comment agir rapidement pour résoudre le problème de trésorerie ?

A court terme, l'entreprise peut travailler sur plusieurs postes.
  • Les stocks
  • Les créances clients
  • Les dettes fournisseurs
  • Les dettes fiscales et sociales
  • Les concours bancaires
  • Les immobilisations
1) Les stocks

Dans de nombreuses entreprises, il existe un stock "mort" important. Il s'agit de ces marchandises que l'on ne vend jamais ou de ces matières premières qui ne sont plus utilisées. Pour déstocker rapidement, l'entreprise peut vendre ces produits à un prix souvent faible, soit à ces clients habituels, soit à des sociétés spécialisées dans le déstockage. Attention cependant, à ne pas cannibaliser les ventes normales ! D'autre part, les services commerciaux et de production, doivent s'impliquer dans la gestion du stock.

2) Les créances clients

Le recouvrement des créances est parfois peu efficace. Faute de temps et de directives de la direction,  les services commerciaux et comptables n'agissent pas toujours assez rapidement pour récupérer les créances clients. D'autre part, les entreprises sont parfois réticentes à relancer les plus gros clients.

OuestGEST propose aux entreprises d'effectuer un diagnostic du recouvrement et de mettre en place des actions pour récupérer rapidement du cash.

Deux résultats perceptibles :
     a) accélérer le recouvrement
     b) éviter les impayés 

L'entreprise peut aussi céder certaines factures professionnelles (affacturage, dailly, finexkap) ou escompter des effets de commerce.

3) Les dettes fournisseurs

Quelles sont les conditions de paiement accordées par vos fournisseurs ?
Un ou plusieurs fournisseurs peuvent-ils accorder un délai supérieur ou accorder un échéancier ?
La réorganisation des achats, en privilégiant des circuits courts et des partenariats avec leurs fournisseurs,  réduire les stocks et les dettes fournisseurs.

4) les dettes fiscales et sociales

En cas de difficulté de trésorerie, le fisc et les organismes sociaux peuvent accorder des délais de paiement à l'entreprise. Les pénalités de 10 % ne sont pas systématiques. L'entreprise doit dialoguer avec l'administration et ne pas la mettre devant le fait accompli.

Deux instances peuvent aider l'entreprise :
  • Commission des chefs de services financiers (CCSF)
  • Comité départemental d’examen des problèmes de financement des entreprises (CODEFI)
5) Les concours bancaires

Ne pas hésiter à demander un découvert ou une facilité de caisse à son banquier... lorsque la santé de l'entreprise est bonne. Pour négocier dans de  bonnes conditions, l'entreprise ne doit pas avoir un seul banquier. C'est quand la trésorerie de l'entreprise est bonne qu'elle doit obtenir un découvert.

La Fédération Bancaire Française a mis en ligne sur le site "Les clés de la Banque" un mini-guide sur le financement à court-terme des TPE : mini-guide.

6) Le leaseback (cession-bail)

Il s'agit là d'une opération financière particulière. L'entreprise vend une immobilisation à un organisme financier. Elle continue ensuite à utiliser cette immobilisation, en payant une location de longue durée.
L'opération permet à l'entreprise de récupérer les capitaux correspondant à la valeur de l'actif cédé.

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