dimanche 27 juillet 2014

DEFAILLANCES D ENTREPRISES AU 2EME TRIMESTRE 2014

DÉFAILLANCES D ENTREPRISES AU 2EME TRIMESTRE 2014

14286 Défaillances d'entreprises


Le 8 juillet dernier, Altares, membre du réseau Dun & Bradstreet et acteur incontournable de l’information BtoB, publiait sa dernière étude trimestrielle sur les défaillances et les sauvegardes d’entreprises du 2ème trimestre 2014.

Pour la première fois depuis l'arrivée de François Hollande à la Présidence de la République, le nombre des défaillances d'entreprises est nettement orienté à la baisse. Comme au trimestre précédent, ce sont surtout les entreprises de plus de 50 salariés qui semblent bénéficier de ce sursaut.

Seules 92 entreprises de plus de 50 salariés, ont été contraintes de déposer leur bilan au 2ème trimestre, contre 131 au second trimestre 2013. 


Presque tous les secteurs d'activité bénéficient de cette embellie. Seules exceptions notables, les débits de boissons (+ 5,9 %), la restauration (+ 7,4 %), les activités financières et d'assurance (+ 54,9 %).

Il faut cependant temporiser ces chiffres car le niveau des défaillances demeure très haut. Avec 14 386 dépôts de bilan, nous sommes encore très loin des niveaux d'avant la crise. L'année 2014 comptera environ 60 000 défaillances contre 50 000 en 2007.




Seules 6 régions affichent une nouvelle dégradation et parmi elles, la Bretagne !

Les TPE ne profitent pas de la "reprise" économique.

On ne saurait d'ailleurs pas réellement parler de "reprise", mais d'un arrêt de la dégradation de l'économie nationale. Les grandes entreprises et les PME de plus de 50 salariés semblent bénéficier de la reprise des économies européennes, dont celle la Grande-Bretagne et l'Allemagne qui affichent des performances excellentes.




Les TPE ne travaillent, pour l'immense majorité d'entre elles, qu'avec le marché intérieur et sont donc directement impactées par l'évolution de la consommation des ménages, et cette dernière n'est pas bonne.



Au premier trimestre, c'était la situation des entreprises sans salariés qui affichait une forte dégradation avec 6 900 dépôts de bilan (+ 13,5 %). Au second trimestre, ce sont les petits employeurs comptant 1 ou 2 salariés qui sont dans la tourmente : 5 222 dépôts de bilan (+18,5 %).



Credit photo : Creative Commons Wikipedia - JPS68 - "Ongles Bistrot de pays"

Les entreprises de restauration sont particulièrement mises à l'épreuve et enregistrent un grand nombre de défaillances : 1 412 (+ 7,4 %).


Thierry Millon rappelle que les entreprises de moins de 3 salariés représentent les trois quarts de dépôts de bilan et que leurs défaillances font peser un risque sur leurs fournisseurs, car 25 % des défaillances des PME résultent de défauts de paiement de leurs clients.

Ainsi la fragilité des TPE représente un réel danger pour des petites PME souvent mal préparées à l'avènement de factures impayées. Lorsque l'on sait qu'un tiers des TPE n'ont aucune trésorerie, et que la plupart des petites PME n'ont pas d'assurance-crédit, on comprend que la situation de beaucoup de PME est extrêmement risquée.

Thierry Millon, le Responsable des Etudes d'Altares termine ainsi la synthèse de sa présentation : "C’est pourquoi, si la baisse des défaillances de ce deuxième trimestre se traduit par des opportunités de développement, la forte dégradation observée sur les TPE rappelle toutefois aux créanciers PME combien la prévention du risque est le fondement de toute stratégie de croissance !".

Enfin, terminons sur une note d'optimisme. Dans un article de Frédéric Schaeffer , dans le journal Les Echos du 7 juillet dernier, Thierry Millon, prévoit une diminution du nombre de défaillances d'entreprises pour 2014, d'environ 2 000 par rapport à 2013.


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OuestGEST, Conseil en crédit management, assiste les dirigeants et leurs équipes pour réduire le risque-client, diminuer les impayés et améliorer la trésorerie et les performances de l'entreprise.



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